Mur de l'Atlantique - Généralités -

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En 1943, après l'invasion alliée de l'Afrique du Nord, Hitler s'inquiéta sur l'éventualité d'un débarquement dans le sud de la France. Des divisions de défenses côtières furent constituées mais ces troupes appartenaient à de vieilles classes et leur armement ne valait pas celui des divisions actives.

Mais dès décembre 1941, le Fürher avait donné des ordres à l'O.K.W. pour que l'on construise un Mur de l'Atlantique dont le but serait "d'assurer la protection contre toute opération de débarquement de très grande puissance, en employant le plus petit nombre de forces statiques".

   

Le 23 mars 1942, Hitler par la directive nr 40 spécifie les détails et responsabilités des défenses côtières du Mur de l'Atlantique : "les forces ennemies qui ont débarqué doivent être détruites ou rejetées à la mer par une contre-attaque immédiate."

 

Ce n'est qu'après la directive nr 51 du 03 novembre 1943, que les travaux sur le Mur de l'Atlantique s'accélèrent, au moment où Hitler désigne le Generalfeldmarshall Rommel au poste d'inspecteur général des défenses côtières. La réalisation de cet immense projet est confié à l'Organisation Todt du nom de Fritz Todt, ministre du Reich. Cette dernière à déjà réalisé les autoroutes du Reich puis le Westwall faisant face a la ligne Maginot.

 

Fritz Todt

Toute la main d'oeuvre est réquisitionnée dans les pays occupés. Au fil du temps, le Mur de l'Atlantique s'étoffe et la construction d'ouvrage atteint son apogée en avril 1943. Ensuite les bombardements alliés perturbe la construction du Mur de l'Atlantique. Mais l'arrivée de Rommel donna un second élan au Mur de l'Atlantique. Sur toutes les plages propices à un débarquement, il fit ériger par ses troupes des tétraèdres en acier, estacades en dent de scie, pieux acérés en bois, cônes en béton, champs de mines... Toutes ces défenses avaient pour but d'empaler, crever les embarcations et chalands de débarquements. Cependant Rommel n'était pas encore satisfait. Il fit poser des mines de toutes sortes dans le sable, dans les dunes, et tous les chemins et ravins montant des plages. Dominant les grèves, les troupes de Rommel attendaient dans des pillboxes, abris en béton, le tout relié par des réseaux de tranchées. Toutes les pièces d'artillerie battaient les plages et la mer. Afin de se protéger des parachutistes, les terres basses derrières les plages furent inondées, des pieux en bois couvraient tout espace découvert.

 

"La guerre sera gagnée ou perdue sur ces plages disait Rommel. Nous n'aurons qu'une seule chance de repousser l'ennemi et c'est quand il sera dans l'eau, barbotant et luttant pour venir à terre..."